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La notion moderne de culture

Le mot de culture, dans son acceptation française traditionnelle, exprime l'idée d'un développement, d'un perfectionnement de la personne qui "a enrichi en s'instruisant son goût, son sens critique et son jugement"  (Lalande).

La culture se distinguerait ainsi nettement de la civilisation, d'abord parce que la civilisation se présente comme "un ensemble de phénomène sociaux" propre à un groupe ou commun à plusieurs groupes, tandis que la culture caractérise un individu, une personne.

En outre la culture signifie surtout un développement spirituel alors que la civilisation désignerait plutôt, selon certains, le niveau de développement matériel, technique, d'une société.

Dans le langage des philosophes, des anthropologues modernes, le terme de culture est devenu synonyme du terme civilisation.

La notion moderne de civilisation ou de culture implique indissolublement des éléments matériels et spirituels :

"une civilisation, dit le Vocabulaire de Lalande, est un ensemble complexe de phénomènes sociaux, de nature transmissible, présentant un caractère religieux, moral, esthétique, technique ou scientifique et communs à toutes les parties d'une vaste société".

Margaret Mead écrit que la culture est "l'ensemble des formes acquises de comportement d'un groupe d'individus unis par une tradition commune, transmises par l'éducation".

Pas de société "inculte" puisque la culture désigne tout les modes collectifs d'existence d'une société quelconque. La manière de laver la vaisselle, de faire la cuisine, de coucher les bébés, la façon de désigner le chef du gouvernement, tout cela fait partie de la culture. (C'est le mode de vie d'une socièté)

Si vous considérez attentivement les définitions précédentes, ne désigne que des comportements acquis et transmis par l'éducation.

La culture c'est ce qui s'ajoute à la nature. L'organisation raffinée de la ruche, par exemple, n'est aucunement une culture. Le comportement complexe des abeilles semble jaillir immédiatement de leur structure biologique. Sans doute tous les êtres vivants sont-ils soumis à l'Evolution qui transforme lentement les espèces au cours des millions d'années, mais seul l'homme a une histoire car seul il est à la fois un inventeur et un héritier.

Il crée des langues, des outils, des religions, des oeuvres d'art, transmettant ce patrimoine par la parole et dans les derniers millénaires, par l'écriture, aux générations suivantes qui n'exercent à leur tour leur faculté d'invention que dans le cadre de ce qu'elles ont reçu. Dans ces conditions, le système de valeurs d'une société donnée relatif à une longue succession d'inventions et d'héritages à quelque chose d'accidentel, de contingent. Et il y a autant de cultures de civilisations qu'il y a de sociétés distinctes.

Tandis que ce qui est universel, propre à tous les hommes, révèle leur nature, tout ce qui appartient à la culture porte la marque du divers et du relatif : il y a plusieurs religions, plusieurs forme d'art etc... Ce sont les cultures qu'il convient d'opposer à la nature.

Toutefois les diverses cultures ne sont pas incommunicables. Les croyances religieuses peuvent fusionner. La science et la technique qui triomphent aujourd'hui dans la culture occidentale exercent sur toutes les autres civilisations un prestige considérable ; la facilité de plus en plus grande des moyens de communications et d'échanges laisse entrevoir à brève échéance une uniformisation des cultures.

Quelle que soit la diversité des civilisations à travers l'espace et le temps, il est néamoins remarquable que tous les peuples ont eu des techniques, des croyances et des rites religieux, des activités esthétiques. Variables dans leur contenu ces expressions du génie humain, partout présentes, montrent que la culture sous sa forme religieuse, technique, artistique et scientifique, s'enracine dans la nature humaine universelle.

de Denis Huisman et André Vergez

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Question simple, que serait un homme si on le privait de sa relation à une culture ? Il suffit de répondre pour examiner ce que devient un être humain coupé de toute société et laissé à lui même dans la nature. Telle est la problématique de l'enfant sauvage.

Nous avons vu que l'homme occupe une place Particulière dans la Nature qui n'est pas la même que celle dévolue à l'animal. Dans une représentation finaliste de la Nature d'Aristote, il n'y a pas de coupure brutale tracée entre l'homme et la Nature. La finalité qui régit globalement la Nature s'applique aussi à l'humain. Si il y a une nature propre des éléments que la Terre, le Feu, l'Eau et l'Air une nature de l'animal, il y a aussi une nature propre à l'homme qui est caractérisé par la raison. Comme toute nature, la nature de l'homme doit connaître un développement qui lui est propre, d'un état potentiel (la puissance), à un état actuel (l'acte).

Par contre, dans la représentation mécaniste qui se fait jour à l'aube de science moderne, une coupure s'instaure entre l'homme et la nature. Il y a d'un côté le règne sans partage du mécanisme dans la Nature, de l'autre le royaume de la pensée et de l'humain. La Nature d'un côté, la culture de l'autre. Du coup l'idée qu'il puisse y avoir une "nature humaine" fait problème. L'homme n'est pas un objet utilitaire ou une moisissure, comme dit Sartre. Seul sa pensée prescrit ce qu'il peut être. L'homme n'est pas "naturel". L'homme est laissé à lui même dans la nature en ayant à charge, à travers sa propre culture, de former une humanité que la nature ne peut pas former pour lui. Tel est le rôle de l'éducation. Et nous voilà confronté au problème de savoir comment cette genèse s'opère.

www.philosophie-spiritualité.com

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Réfléxions personnelles :

La culture peut être à la fois personnel et collective :

Culture personnel acquise par l'individu à travers les lectures, les études, les observations...  

Culture collective transmise à un individu reçoit à travers l'éducation parentale, la religion, les institutions...

Texte :

La culture pour un individu quelle que soit son appartenance ethnique, c'est d'apprendre à observer, à écouter, à dessiner, à écrire, à lire, à s'instruire. Pour acquérir une culture générale qui va lui permettre, un développement personnel, une intégration et une évolution sociale.

La culture pour un groupe d'individu avec une appartenance ethnique, c'est de transmettre des traditions ancestrales comme la religion, les rituels de vie, l'éducation, la cuisine, les tenues vestimentaires, les technicités. Pour permettre à ce groupe d'avoir une identité commune, une appartenance qui les différencie des autres groupes ethniques.

La culture collective a fait oublier la nature, elle a divisé l'humanité, a créée la convoitise, la violence, la haine, le racisme, la guerre.

Cette culture collective empêche l'Amour de se multiplier entre les individus, pourtant le même sang coule dans leurs veines et ils s'entredéchirent, s'entretuent, pour imposer leur culture collective.

A l'origine la nature les a fait naître identique, la culture collective les a fait évoluer en opposition.

 

 

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